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Cette croyance a la vie dure !
On la voit partout déployer son cortège de recommandations :
avec des régimes de tous ordres, les magazines féminins et nos chers amis de l’agro-alimentaire
qui nous bombardent de slogans publicitaires avec leurs produits zéro calorie…
et qui en profitent au passage pour nous faire avaler leurs cochonneries !
A quand l’assiette avec calculette intégrée ??
Sur ABC nous ne tenons pas compte des calories, cependant il me
semble utile d’être clair sur le sujet et d’expliquer pourquoi.
D’abord parce que nous ne sommes pas des chaudières qui
brûlons des calories.
L’idée de base de ce calcul est la suivante : les aliments
fournissent de l’énergie.
Si on utilise plus d’énergie que ce que notre alimentation
nous fournit, on va perdre du poids et vice versa si on fournit plus d’énergie
que notre corps a besoin on va stocker.
Donc en comptant les calories, il sera très facile de ne
fournir que la juste quantité, voire moins pour perdre du poids.
C’est une idée simpliste et erronée à partir du moment où on
veut perdre du poids durablement, d’autant qu’en agissant ainsi, on peut perdre du poids sans que
ce soit du gras.
Et c’est pourtant ce qui est enseigné partout dans le monde.
Monsieur Montignac expliquait de surcroit que cette théorie
ne s’appuie sur aucune étude ou expérimentation scientifique. Elle a juste été
admise comme une évidence. Point.
Alors que...
- Toute la nourriture que nous consommons n’est pas
exclusivement utilisée pour fournir de l’énergie.
Si on prend le cas des protéines par exemple, elles vont
servir à maintes choses dans notre organisme. La liste est longue, allez lire
ici
Le gras que nous mangeons fournit de l’énergie mais pas
seulement : il va aider à la fabrication d’acides biliaires, d’acides gras
essentiels, d’hormones…
Et ce ne sont que quelques exemples.
Il faudrait donc décompter à chaque fois la partie non
utilisée en énergie pure… ?!
- comment calculer nos calories consommées dans la journée ?
Prenons la marche : vous allez faire un kilomètre, mais
votre dépense ne sera pas la même selon votre cadence et une personne qui a du
poids dépensera plus d’énergie qu’une personne avec un poids correct.
- Test sans appel : deux personnes de constitution et d’âge
identiques vont consommer 1 500 calories par jour. L’une avec uniquement
de la viande, l’autre avec uniquement des féculents.
Elles auront leur compte de calories toutes les deux mais
sûrement pas de nutriments.
On voit bien que se fier uniquement aux calories peut amener
à faire de mauvais choix et nuire ainsi à sa santé.
Il est évident que ce n’est pas du nombre de calories dont
il faut s’inquiéter mais de la qualité de ce que nous mangeons et comment nous
mangeons.
Combien de fois ai-je lu ici ou là qu’on déconseille de
manger de l’avocat ou des oléagineux sous prétexte que c’est gras et donc très calorique ??
Et je lis ça tous les jours !!!
Par contre ces mêmes personnes vont manger du pain blanc à
chaque repas… environ 350 calories…. des calories vides… qui donneront plus
vite faim.
Ce sont les glucides consommés à outrance qui sont
responsables de beaucoup d’obésité aujourd’hui.
Et des études épidémiologiques ont démontré que supprimer le
gras de son alimentation n’avait aucune efficacité durable sur la perte de
poids.
Mais ça, personne ne le dit ouvertement, le pouvoir de
muselage des lobbyings est immense.
Et pendant ce temps là, le nombre d’obèses ne cesse d’augmenter.
Alors non, nous ne sommes pas des chaudières.
Nous sommes une « machine » complexe, composée d’une
multitude d’hormones qui papotent entre elles et qui papotent avec nos
cellules.
Et ce sont ces hormones qui agissent sur le stockage que
nous faisons… ou pas.
Et pour agir, elles passent par notre humeur, notre forme,
la qualité de notre sommeil, notre état de stress, notre âge aussi.
Nos glandes ont aussi un effet sur notre poids :
surrénales, thyroïde, hypophyse, elles peuvent également agir dans un sens ou
dans l’autre sur notre masse grasse, et ceci même en faisant attention au nombre de calories.
Une mauvaise alimentation avec trop de glucides de mauvaise
qualité, trop de toxines, d’additifs chimiques dérèglent notre profil hormonal.
Les régimes hypocaloriques influent directement sur nos
hormones : nous allons moins brûler de calories, notre métabolisme va se
mettre au ralenti et dans le même temps, tout sera mis en œuvre pour nous
donner faim, faim d’une nourriture bien riche, car notre organisme est en alerte.
Combien de temps tiendrons-nous ?
Il ne faut pas manger moins, il faut manger mieux, car même si
on a besoin de perdre du poids, notre organisme lui a besoin de nutriments
nouveaux chaque jour.
Le paradoxe c’est que nous mangeons moins que nos ancêtres
et nous sommes plus gros.
Seulement eux ne mangeaient pas de produits raffinés ou tout
préparés, bourrés de mauvais sucres, de mauvais gras et d’additifs en tout genre :
80% de ce qu’on trouve dans les rayons des grandes surfaces n’existaient pas il
y a 100 ans.
A nous de faire les bons choix alimentaires pour réguler nos
apports quotidiens intelligemment et retrouver un bon équilibre et une bonne
entente avec notre corps.
Alors plutôt que de compter les calories intéressons-nous en
priorité aux bons glucides, lipides et protéines, ainsi qu’à tous les minéraux
et vitamines qui vont bien… et qui nous vont si bien !
Sans oublier de bouger et de bien s’hydrater bien sûr !