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Venez et poussez la porte, la serrure n'a jamais fonctionné alors on a jeté la clé.
Un sourire en humant les fumets d'un plat qui mijote.
Un sourire encore à la vue d'une belle assiette que vous allez déguster.
L'esquisse d'un sourire, léger et doux. Celui qu'il sera si agréable que vous vous adressiez, en regardant votre silhouette dans le miroir.
Avançons ensemble, à la rencontre des indices glycémiques bas.


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Sans oublier l'incontournable : toutes nos recettes de cuisine, toutes nos idées de menus, pour manger bon, sain, équilibré,
en faisant du bien à notre corps, et dedans et dehors, avec des indices glycémiques bas !
Venez vous balader, fouiner, humer, échanger : on est bien dans notre maison... qui est la vôtre aussi !
Car ensemble, c'est plus facile !

samedi 1 août 2020

Rendez-vous dans la véranda - Août 2020


Le docteur Stéphane Clerget, psychologue et pédopsychiatre a écrit un livre que j’ai trouvé très intéressant : les kilos émotionnels : comment s’en libérer
Il explique qu’il n’y a pas que l’alimentation et l’hygiène de vie qui sont à prendre en compte : il y a nos émotions aussi et principalement nos émotions négatives comme le stress, l’anxiété, la colère…
Lorsque ce type d’émotion survient, trop souvent, cela finit par affecter notre poids et c’est ce qu’on appelle les kilos émotionnels.
Ce surpoids peut être récent mais il peut aussi remonter beaucoup plus loin, à notre enfance.
Lorsqu’on est sous le coup d’une émotion négative, on cherche instinctivement un refuge, une protection. Et bien souvent le rempart se trouve dans ce que nous mangeons avec des envies dont on n’a pas forcément l’habitude comme du gras, du sucré.

Les kilos émotionnels peuvent aussi avoir pour origine la frustration. Après une journée de travail d’un travail insipide, la tendance peut être de remplir ce vide qu’ont laissé toutes ces heures interminables. Un sentiment d’insatisfaction comblé de retour à la maison en mangeant.

Le stress est redoutable concernant la prise de poids et il touche plus les femmes que les hommes. Il pousse à consommer sans faim, mal et trop, pour se calmer. C’est d’autant plus vrai pour les personnes qui suivent un régime et qui vivent donc une forme de frustration : et là c’est la porte ouverte à tout ce qui est interdit.
Il faut savoir qu’en état de stress, les chercheurs se sont aperçus que les femmes stockaient beaucoup plus vite que la normale : merci les hormones !
Cette alimentation anarchique va générer des kilos de plus alors que c’est l’inverse que l’on souhaite à la base… et voilà une autre contrariété qui s’installe, facteur d’un nouveau stress… on s’en veut, une vraie spirale. A contrario cependant, de gros états de stress peuvent carrément couper l’appétit selon les individus.

Manger trop, sans appétit, par envie, par habitude, par ennui, par réflexe, c’est une forme de punition qu’on s’inflige, une façon de se faire du mal, pour se punir de « fautes » qu’on ne se pardonne pas.
Et on finit par ne plus avoir une relation saine avec la nourriture.
Manger c’est aussi vouloir combler ou étouffer un ressenti, car c’est peut-être ce que nous avons vécu durant la petite enfance : vous savez, la maman qui console son enfant avec un gâteau, un bonbon… ça commence là.

Et puis parfois on se rassure à se retrancher derrière son poids. Se sentir gros c’est un rempart qui permet de justifier ses éventuels échecs qu’ils soient professionnels, sentimentaux ou autres.
Devenir mince pour beaucoup implique un devoir de réussite : alors perdre ses kilos c’est ne plus avoir d’excuses.

C’est un travail crucial à faire sur soi que de parvenir à apprendre à repérer les émotions qui sont à l’origine de prises alimentaires. Prendre conscience de soi, de ses qualités et de ses défauts, c’est arrêter de se faire du mal, parce qu’en mangeant plus que de raison pour « digérer » une émotion, on est dans une lutte permanente avec soi-même. Alors qu’on a besoin de paix au contraire.

Pour parvenir à se libérer de ses kilos émotionnels, une introspection est nécessaire : mange-t-on par faim ou pour compenser quelque chose comme une contrariété, un ennui ? Cela n’est pas toujours facile à déceler, surtout pour des personnes qui mangent mal depuis longtemps et qui ont perdu la notion de faim véritable.
Il est alors nécessaire d’approfondir son questionnement avec des questions comme celles-ci :
Les produits présentés dans les pubs vous attirent-elles ?
Le grignotage est-il fréquent après une journée stressante ou fatigante ?
Lorsque vous mangez êtes-vous attiré plus par le sucré ou le salé ?
Une fois l’envie de manger assouvie, que ressentez-vous ?
Lorsqu’une envie de manger se présente parvenez-vous à la contrôler ?
Vous sentez-vous conditionné à manger tel ou tel aliment ?
Considérez-vous la nourriture comme une récompense ?

Mettre ses réponses par écrit est une aide appréciable et avec le recul, en prenant le temps de se relire jour après jour, tout en associant ces mots à son comportement du moment, on parvient à analyser ses envies pour comprendre si elles sont véritables ou artificielles.
Un bon moyen aussi de détourner son attention est de s’occuper car bien souvent, l’envie de manger est lié à l’ennui : une balade, un bon livre, une recette de cuisine, voilà de bons palliatifs !

Par contre si vous avez réellement faim, il faut manger.
Si vous avez du mal à différencier la faim de l’envie de manger, posez-vous la question de savoir, si vous mangeriez un bol de soupe par exemple. Si cela ne vous tente pas et que vous pensez plutôt à une sucrerie, on peut raisonnablement penser que ce n’est pas la faim qui vous appelle.

Pour renverser la vapeur, gardez en tête que le combat n’est pas à mener contre vous. Au contraire.
Ce ne sont pas vos kilos qui sont responsables de vos problèmes, ils ne sont que la conséquence de vos soucis, de vos malentendus avec vous-même.
Votre corps n’est pas coupable.
Votre alimentation est avant tout votre ami, pas votre ennemi : nous en avons besoin au quotidien pour vivre et cela peut être à la fois source de plaisir et de bien-être.
Reprenez pied avec vous-mêmes.
Soyez à l’écoute de vos sensations.
Ne vous obligez pas à manger parce que tel ou tel vous a dit qu’il ne faut pas sauter un repas. Si au moment du repas vous n’en avez pas envie, ce n’est pas grave. L’important est de retrouver le plaisir de manger bon et bien, de manger plaisir : ne perdez pas de vue que ce n’est pas la quantité de ce que l’on mange qui est importante mais le plaisir de savourer les premières bouchées, en les mâchant tranquillement, en pleine conscience. En procédant de la sorte, vous vous rendrez vite compte que vous serez plus en phase avec votre appétit, vous vous sentirez ainsi plus à l’écoute de vos véritables besoins.

Un bon moyen pour s’aider à y voir clair : tenir un journal dans lequel on note toutes ses prises alimentaires avec la quantité de ce que l’on a mangé, bu ainsi que l’heure.
Important aussi de noter le ressenti de faim avant de manger, en créant son échelle de valeur de 0 à 10, ainsi que son état d’esprit du moment (souci, colère, sujet d’inquiétude…).
Si sur le moment de la prise de nourriture, vous n’avez pas pris le temps de noter, faites-le plus tard, en fin de journée, période propice pour passer en revue tous les évènements de la journée.
La relecture de ce que vous aurez mentionné au fil du temps, pourra vous aider à trouver des moyens de contourner le fait de systématiser l’alimentation comme réponse à votre émotion du moment.
L’écriture est vraiment une aide efficace : tout est devant les yeux alors que votre subconscient aura tendance à effacer certains de vos ressentis.

Les médecines douces sont aussi des supports adaptés pour aider à juguler ces émotions négatives qui submergent et qui sont à l’origine des kilos émotionnels.
Ce sont bien souvent vos émotions qui vous étouffent.
Parler à des personnes de confiance permet de se délester du fardeau que l’on porte.
Cela peut paraître anodin et pourtant c’est une bonne façon de se libérer que de pouvoir dire ce qui fait mal à l’intérieur de soi.

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