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4 juil. 2026

Le surimi

7 foyers sur 10 en France mangent du surimi

64 000 tonnes sont consommées chaque année.

On est loin du kamaboko ancestral japonais, qui est un mode de conservation des protéines du poisson, comme nous le faisons avec les protéines de lait pour le fromage.



Photo Madame Figaro - Surimi

Surimi, hérité du Japon ?

Non, car on est loin du kamaboko ancestral japonais, qui est un mode de conservation des protéines du poisson, comme nous le faisons avec les protéines de lait pour le fromage.
Le surimi n’est pas une préparation alimentaire ancestrale du Japon et n’a pas vocation à être un produit de longue conservation.
Il a été inventé il y a 400 ans et importé en Europe dans les années 80.
Surimi veut dire « chair de poisson » et son seul point commun avec le kamaboko est que la chair des poissons est rincée à l’eau douce pour ensuite en faire des sortes de pains salés ou séchés.
Pour le reste, on est dans de l’industriel, répondant plus à nos critères de consommateurs. Alors on y a ajouté de la fécule, du blanc d’œuf, de l’huile.
Le surimi évoquant les produits de la mer, il véhicule une image d’alimentation saine. Grâce à lui, on a plus de facilité à faire manger du poisson aux enfants, d’autant que les industriels rivalisent d’ingéniosité pour les présenter...

Comment fait-on du surimi ?

Le surimi est fabriqué à partir de hachis de chairs de poissons blancs : colin, lieu noir, merlan bleu, merlu, hoki et poissons traditionnels d’Asie.
Ces chairs sont mixées puis lavées directement sur le bateau, on obtient alors une purée qui est surgelée.
Dans les usines, cette chair est décongelée et mélangée à différents additifs selon les marques : fécule de pomme de terre, blanc d’œuf, amidon de blé, sucres, gélatine, huile, carraghénanes, gomme de xanthane, sorbitol, glutamate… voire des polyphosphates.
Tout ceci est malaxé et pressé pour obtenir un surimi de base qui passe en cuisson avant d’être découpé, emballé et pasteurisé.
Et la couleur orange vient du paprika.

Intérêt nutritionnel ?

Le surimi ne vaut pas le poisson.
Il est souvent très salé avec majoritairement de nombreux additifs. En tout cas ce n’est pas un produit incontournable ou indispensable.
Quant à l’appellation « saveur crabe » ou « saveur langouste » ou encore « saveur homard », sachez qu’elle ne veut en aucun cas dire qu’il y a du crustacé dans la composition. C'est juste le résultat d'un ajout synthétique, issu de déchets de crustacés.
Les ressources des océans ne sont pas inépuisables et il est important de savoir que la fabrication du surimi nécessite 100 tonnes de poissons pour en fabriquer 30 tonnes.
Si vous devez en acheter, choisissez-le avec la liste d’ingrédients la plus courte, écolabellisé MSC, contenant le plus fort taux de chair de poisson et mentionnant les espèces utilisées.

Impact sur la biodiversité

La production de surimi a un impact significatif, principalement en raison de la pêche intensive des espèces de poissons utilisées pour sa fabrication.
Certains fabricants s’efforcent de devenir plus vertueux et obtiennent le label MSC (pêche durable).

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